Louis Vierne : Sherzo de la deuxième symphonie
Une redécouverte saisissante : l'orgue Cavaillé-Coll de Notre-Dame d'Auteuil, à Paris
Charles-Marie Widor met en valeur de manière inouïe les ressources de la machine-orgue de la fin du XIXe siècle, uvre aboutie de son ami Cavaillé-Coll : coloris, plans sonores, effets d'expression, la maîtrise de l'organiste compositeur et technicien hors pair nous impressionne. Le tour de force que constitue sa célèbre Toccata en demeure sans doute le plus stupéfiant symbole.
La deuxième symphonie de Louis
Vierne retient l'attention de bout en bout par son pittoresque, l'expression
romantique, les mouvements lents où le mélange chromatique
personnel à l'auteur et sa générosité mélodique
font merveille. L'usage de l'orgue témoigne d'une parfaite connaissance
de l'instrument. Claude Debussy, dont la plume critique était souvent
trempée dans l'acide, a loué l'uvre, en des termes chaleureux,
dans son feuilleton musical du journal Gil Blas. Ecrire que Jean-Sébastien
Bach aurait été content de Monsieur Vierne n'est pas un mince
compliment.
Louis Vierne
Deuxième symphonie pour orgue en mi mineur Opus 20
Charles-Marie Widor
Cinquième symphonie en fa mineur Opus 4

Bruno Morin